6 et 7 juillet 2018 - 20h30 -

Square Agricol Perdiguier

Au fil du Nô et du Butô

Françoise JASMIN et Kiyoshi KAWARA

Cie Human Dance

Évoluant entre Vide et Plein, à cheval entre Orient et Occident, Françoise Jasmin et Kyoshi Kawara, le cœur à l’unisson, offrent un spectacle unique, sans cesse renouvelé, une ballade poétique aux origines de la Musique, de la Danse et de l'Art.

crédit photo : Raphaelle Jasmin

AU FIL DU NÔ ET DU BUTÔ

 

Monologue à deux voix entre tradition et modernité.

De la Création du monde à sa destruction, de la naissance à la mort, de la femme à toute l’humanité, la compagnie de Butô, Human Dance, vous convie à un voyage esthétique au fil du Nô...

Au rythme du chant et du tambour Kotsuzumi, Shité, la Femme protagoniste unique du Nô, célèbrera la vie sous tous ses aspects au travers d’une dizaine de tableaux différents.

avec :

Françoise Jasmin : Shité

Kiyoshi Kawara : Chant Nô et tambour Kotsuzumi

 

Auteure, chorégraphe et interprète, Danse butô : Françoise Jasmin

Composition musicale et interprète musique, Théâtre Nô : Kiyoshi Kawara

Composition musicale musique burlesque : François Rossignol (http://www.francoisrossignol.com/)

Danse burlesque : Françoise Jasmin & Kiyoshi Kawara

 

Tommy O'Bin : Assistant mise en scène

Costumes : Kimonos authentiques de la ville de Kanazawa ( Japon)

 

 



LA DANSE BUTÔ

 

Le mouvement appelé Butô, mouvement d’adaptation nécessaire à la survie dans le cadre de situations extrêmes, est né au Japon à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Souvent portée dans un esprit de révolte et un désir de renouveau liés à une prise de conscience, la Danse Butô est issue de ces corps meurtris dans leur âme et dans leur chair. Deux danseurs principaux ont fondé ce mouvement : Kazuo Ohno (1906-2010) et Ttasumi Hijikata (1928-1986) au Japon..

Mais cette danse, mouvement de la vie, est présente depuis toujours chez l’homme et en tous lieux : elle est atemporelle et universelle.

Il ne s’agit pas - contrairement à une certaine conception - d’une danse des ténèbres qui n’en réfère qu’à la souffrance, mais d’un état d’esprit directement lié à la vie.

Le danseur Butô ne cherche pas à générer des états émotionnels particuliers, il les transcende.

Le Butô puise son origine dans la vie elle-même, dans la nécessité de retrouver le sens du réel, le rapport authentique à soi-même, à son corps, à ceux qui nous entourent. Le butô fait alors éclore ce qui est enfoui en nous, nos ressources. C’est alors bien une “danse de l’ombre”, de l’invisible. Il y a abandon des gestes appris pour trouver son mouvement naturel.

La Compagnie Human Dance offre une danse intérieure et poétique.

 

 

Françoise Jasmin

Chorégraphe, danseuse et psychopédagogue, Françoise Jasmin s’est formée à plusieurs styles de danse à Montpellier à EPSEDANSE- Ecole Supérieure d'Enseignement de la danse avec Anne-Marie Porras, à l’Atelier de Paris – Carolyn Carlson, à The Place - The London Contemporary Dance School- et à The Pineapple - Performing Arts School à Londres. C’est à partir de 1989 qu’elle se consacre de manière intensive au Butô, principalement lors des master class des danseurs Butô Yoshito Ohno et Toru Iwashita. Parallèlement, elle s’imprègne de l’esprit des pratiques martiales nippones, plus particulièrement de celles de Yoshinori Kono et Kuroda Tetsuzan. Originaire du Sud de la France, elle est également très influencée par le Flamenco; elle crée l'École de danse Butô Human Dance en 2005 et y anime des ateliers, des stages et des conférences et y conçoit ses créations. Depuis plus de trente ans maintenant, Françoise enrichit sa démarche par des échanges permanents avec des artistes, des chercheurs et praticiens de divers horizons et développe un travail de recherche en danse Butô ainsi qu’en sciences humaines.

 

 

LE THEATRE NÔ

 

Le créateur du Nô que l’on joue aujourd’hui est Zéami. Il a créé le fukushiki-mugenno, Nô d’apparition à double structure. En général, la création du Nô est une sorte de réorganisation ou une recomposition de tous ces arts qui existaient jusqu’ici. Mais le fukushiki-mugenno va être totalement différent de ces divertissements. Après Zéami plusieurs formes du Nô ont été inventées, mais l’essence et la pensée du Nô se trouvent dans ce fukushiki-mugenno. Le fukushiki-mugenno, prend place dans la réalité et le monde irréel d’après la mort. C’est en cela que l’on peut trouver son originalité. Normalement, on ne peut pas aller et revenir entre la vie et la mort, mais dans le fukushiki-mugenno, les êtres humains qui vivent dans le monde réel peuvent pénétrer dans le monde irréel d’après la mort et revenir dans le monde réel. Le Nô, ce qui est très important, c’est le vide, c’est qu’il n’y ait rien. En cela, le Nô est le synonyme de la philosophie du Zen. Et dans la musique Nô, particulièrement le rythme du Kotshzumi, c’est-à- dire, le petit tambour d’épaule, le vide n’est pas un arrêt comme la musique occidentale, mais c’est le vide qui est la musique du Nô. C’est pour souligner le vide qu’il y a des sons, avant le vide. Et après le vide. C’est là qu’on trouve l’essence et la pensée du Nô."

 

 

Kiyoshi Kawara

Né à Kanazawa au Japon en 1954. En 1961, à l’âge de 8 ans, il commence à apprendre le chant du Nô dans l’école Hôcho auprès du Maître Shoji Sano. En 1962, il fait ses débuts sur scène dans des rôles d’enfant dans plusieurs pièces dont « Miidera », « Funabenkei », « Hyakuman » etc. En 1978, il commence à étudier le kotsuzumi (petit tambour d’épaule) auprès du Maître Yukihide Sumikoma. En 1983, il obtient le titre de « professeur de l’école Hosyo » et se met à enseigner et former des futurs shités (acteur-danseur du nô). En 1985, ilse convertit de shité à la musique et devient interprète de kotsuzumi et participe aux représentations du nô comme musicien. En 1989 il est désigné « successeur des Arts traditionnels de la catégorie de Nô » par la ville de Kanazawa. Il est ensuite admis à être membre officiel de l’association des interprètes de Nô et devient interprète professionnel indépendant de Kotsuzumi. Dès lors, il participe régulièrement aux représentations de théâtre de Nô à Kanazawa et dans la région Hokuriku du Japon. Jusqu’à présent, il a joué plus de 100 pièces. En 2014, il crée un groupe « Réunion de Hyakumangoku-nô » pour la promotion et l’enseignement du Nô auprès des citadins et touristes. 

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Assistante diffusion Compagnie Human Dance : Kristina Nikolaishvili

mail : contact@humandance.com

téléphone : 0033 (0) 6 61 14 46 18